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Hall Beach

Les fonctionnaires chargés des parcs et des aires de conservation au ministère de l’Environnement ont reconnu le bien‑fondé d’une étude de faisabilité visant à doter l’agglomération de Hall Beach d’attractions susceptibles de maximiser les possibilités touristiques et de développer pleinement les ressources liées au territoire (faune et admiration des paysages) et à ses habitants (histoire, mode de vie et culture). L’étude de faisabilité indiquera les emplacements géographiques où pourraient être mises en valeur les ressources, le type d’attractions envisagées, les installations de soutien requises ainsi que les avantages que la collectivité pourrait retirer des attraits touristiques.

Le hameau de Hall Beach (Sanirajak) s’étend sur la côte est de la presqu’île Melville, du côté ouest du bassin Foxe, à quelque quatre-vingt kilomètres au sud de l’agglomération d’Igloolik. Les plates étendues de toundra de la presqu’île Melville définissent une topographie caractéristique qui offre un contraste intéressant avec les régions plus montagneuses de Baffin tout en abritant une végétation plus dense et une faune plus populeuse. Il s’agit d’une excellente destination pour des expéditions de pêche ou d’observation d’animaux sauvages — morses, phoques, sauvagine et autres. Aujourd’hui inutilisés, les écrans radar de la station principale du réseau d’alerte avancé se dressent sur une hauteur de soixante‑dix pieds, ce qui fait d’eux un point d’intérêt principal. Avant leur construction, au milieu des années 1950, aucun établissement permanent n’occupait le site où repose aujourd’hui le hameau. La zone avoisinante porte l’empreinte de camps de chasse traditionnels établis par d’anciennes cultures inuites. Le capitaine Parry et le capitaine Lyon ont été les premiers Européens à visiter le secteur, en 1822 et 1823. Pour sa part, l’explorateur Charles Hall, venu des États‑Unis, y a vécu dans les années 1860, travaillant auprès des Inuits locaux.